Et si l’Afrique…?

La réflexion portée sur notre condition actuelle, sur les évènements qui ont jalonné notre histoire et sous-tendent la marche qu’adapte le progrès de notre continent, doit interpeller les consciences. Depuis plus d’un demi-siècle, les États « souverains » d’Afrique peinent à asseoir en leur sein une stabilité politique et économique. Est-ce la conséquence d’institutions fragiles ou de modes de gouvernance inadaptés ?

Le but de mon analyse n’est pas de ternir prétendument la fiabilité d’un mode de gouvernance en faveur d’un autre. Mais je pense, qu’en ce qui concerne l’Afrique, un système de gérance qui prend en compte les réalités du terroir doit être envisageable. Nous sommes avant tout Africains avec une culture à part entière. Il serait donc temps d’établir notre propre modèle de développement sur la base de nos réalités historiques et culturelles. Cela passe par une reconsidération de nos valeurs à travers l’enseignement de « l’histoire générale de l’Afrique » ; quand on sait dans un monde qui se globalise, celles-ci sont sujettes à une disparition progressive. D’aucuns remettrons en cause l’utilité d’un tel enseignement. Par contre celui-ci pourrait être un moyen de véhiculer des valeurs de civisme, de vision nouvelle du monde, de rompre les consciences d’avec cette conception d’une Afrique obscure qui doit son salut à la mission dite salvatrice et civilisatrice de la colonisation. En effet la connaissance de Read more

INTRODUCTION AU DOSSIER : ÊTRE OU PARAÎTRE

Le sentiment d’être en paix, en harmonie, en cohérence avec soi-même est exceptionnel. Celui d’être fier de soi est un réel bonheur, une sensation unique, une confiance en soi qu’on n’aimerait ressentir le plus souvent possible. Toutefois, pour atteindre ce niveau de bien être intérieur, il faut que nos actes soient en accord avec nos valeurs et notre représentation de l’éthique, de la morale, etc. Je dirai donc que notre monde intérieur et celui extérieur doivent s’unifier.

Notre monde intérieur, voilà un big deal. Saint-Augustin (334-430) a écrit: “Les hommes sont éperdus d’admiration au spectacle des grandes montagnes, des puissantes vagues des mers ou de l’infini étoile du firmament, mais ils ne pensent jamais à contempler les merveilles qu’ils ont en eux”. Nous aurions des merveilles en nous. Il est vrai qu’il semble plus facile d’explorer le monde extérieur que celui intérieur. Nos sens facilitent la perception du monde extérieur. Mais ce qui est en nous, nous paraît plus de l’insondable, d’un noir vide peu attrayant. De quelles merveilles nous parle donc St Augustin ?

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